Les blocages de l’entrepreneur

Six semaines se sont écoulées depuis mon dernier article. Six longues semaines ont passé alors que j’avais (re)trouvé la motivation de continuer ce que j’avais commencé.

Reprendre la parole, m’exprimer à nouveau sur ce média que j’aime tant par sa capacité à atteindre des millions de personnes de par le monde. Un effort minimisé pour une portée maximale.

Puis j’ai été à nouveau touché en plein cœur par les blocages de l’entrepreneur. Des plaquettes de frein si puissantes qu’elles arriveraient presque à nous faire faire demi-tour.

Single, not sorry

L’aventure entrepreneuriale c’est un peu comme un tour du monde en solitaire. Des instants d’excitation et d’invincibilité, seul face au reste du monde, se mêlent à des moments de profonde remise en question qui nous obligeraient presque à faire marche arrière sur le chemin de notre vie.

« J’arrête tout pour me mettre à la peinture à Saint-Paul-de-Vence. »

Mais en réalité ça ne marche pas comme ça. Je ne peux pas tout laisser tomber pour peindre des toiles bleues azur face à la Méditerranée. Il faut simplement avoir conscience de la source des niveaux bas de l’oscillogramme. Ma vie (entrepreneuriale) est une montagne russe mais c’est parce que je le veux bien.

Pourquoi hier rien ne pouvait m’arrêter et j’aurai pu réussir à soulever un 19 tonnes avec l’auriculaire de ma main gauche, et qu’aujourd’hui tout me paraît totalement infranchissable et insurmontable ? La réponse est en nous. Cette réponse est en moi.

Je suis le seul obstacle à ma réussite

Voici la véritable réponse à mon questionnement. À la compréhension de ce que je ressens lorsque j’ai envie de partir loin et vivre une vie d’artiste peintre sur un rocher au milieu d’un océan bleu.

Pourquoi ai-je peur d’avancer ? Pourquoi tout d’un coup, je doute. Pourquoi je m’éparpille pour trouver un système idéal d’organisation, un système parfait qui n’existe que dans mes rêves les plus fous. Pourquoi je m’attache à construire dans ma tête un système idéal alors qu’il n’y a qu’à faire les choses pour construire les bases d’un tel système idyllique.

Les premières choses à faire sont simples. Des petits pas qui viendront alimenter notre barre de progression personnelle. Car c’est en accomplissant des choses chaque jour qu’on arrive à construire des empires. La réciproque étant une vérité. Une vérité à se graver au plus profond de nous. À se rappeler les jours de tempête.

Qu’est-ce qui m’a donc fait reprendre le chemin que j’avais choisi de parcourir il y a maintenant six semaines ? Comment ai-je pu m’absenter aussi longtemps sans écrire et continuer un projet que j’ai à cœur de développer.

Les réponses sont là :

  • La difficulté à trouver une source de motivation car personne ne me pousse à faire ce que je dois faire. Je suis le seul maître à bord.
  • Si je ne le fais pas, qu’est-ce que ça change ?
  • Pourquoi ajouter des tâches supplémentaires à ma to-do list alors qu’elle est déjà archi remplie par celles de mes clients ?
  • Pourquoi chercher à bosser sur autre chose alors que ma priorité est ailleurs, ici à écrire sur ce blog ? #ProcrastinationPower
  • Rien ne sera parfait dès le premier jour. La perfection n’existe pas. L’amélioration est à venir. Demain sera encore mieux qu’aujourd’hui.

Tout est dit. Tout est là. Il faut donc arriver à se détacher de tout ça pour avancer encore plus loin, encore plus vite.

La motivation est un faux problème. Je suis toujours motivé par ce qui me plaît réellement de faire. J’ai choisi un métier que j’adore, un métier qui me passionne et qui me permet d’allier mes hobbies.

Si je ne fais plus rien, je stagne. Est-ce vraiment le tournant que j’ai envie de faire prendre à ma vie ? La stagnation suivie de la décroissance ? Non je ne crois pas. Cela ne fait pas partie de moi.

L’écriture me nourrit. Partager mon expérience me donne encore plus d’énergie. Alors pourquoi éviter une chose qui me permet de devenir encore plus fort et d’accomplir encore plus de choses ? C’est totalement insensé.

Je suis atteint de procrastination. Je peux remettre au surlendemain des choses ultra importantes pour me consacrer à des tâches insignifiantes. Pourquoi fais-je ça ?

J’attache beaucoup trop d’importance à la forme, au beau, alors que le fond est essentiel, primordial. À chercher le thème parfait pour ce blog jusqu’au petit matin, alors que je devrais passer 80% de mon temps à taper des mots les uns à la suite des autres sur mon clavier rétro-éclairé.

Après la tempête il y a forcément le beau temps. Chaque économiste sait cela. Mais personne ne sait vraiment à quel moment la tempête s’arrête pour faire place nette aux rayons du soleil. Même les entrepreneurs. Même moi.

On navigue à vue en tenant le cap que nous nous sommes donnés d’atteindre. Nous battons la mesure, nous donnons le rythme comme si notre vie était en jeu.

Dépasser ses limites grâce à l’entrepreneuriat

Je ne vais pas vous le cacher. Depuis 2016, je m’éclate. Je suis aujourd’hui épuisé par tout ce que j’ai pu accomplir mais en aucun cas j’amarrerai mon bateau dans le premier port venu. Je continuerai à parcourir le monde, une fois, deux fois, trois fois s’il le faut.

Et c’est en jetant un œil dans le rétroviseur que je me rendrai compte de l’ampleur qu’à pu prendre mon navire. De combien mes voiles se sont développées pour mieux appréhender le souffle des vents. De comment mon équipage arrive à se sortir des situations les plus fantastiques. Et comment nous arrivons à manœuvrer ensemble vers notre cap et à faire face à l’ensemble des situations auxquelles nous sommes confrontées.

Ce troisième billet est un billet pour prendre date. Pour ne pas me défiler. Pour ne pas oublier. Pour dépasser mes blocages et avancer toujours plus loin.

Jamais deux sans trois !